5 conseils pour progresser

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1. Travaille pour perfectionner ton caractère

Il est formateur de noter que l’idéal ne donne pas la priorité à la force, la vitesse, le niveau technique ou l’aptitude au combat, mais au perfectionnement du caractère de l’élève. C’est ce sur quoi insistait Maître Funakoshi Gichin dans ses écrits; il raconte une histoire dans laquelle il avait agit en tant que médiateur entre deux villages opposés. En demeurant calme et en agissant de manière contrôlée et rationnelle, Funakoshi proposa un compromis acceptable par les deux parties et la violence avait ainsi pu être évitée. Il considéra ceci comme une preuve que l’entraînement de karaté avait amélioré son caractère et l’avait rendu capable de trouver une solution pacifique.

2. Aie de la fidélité en cherchant la vraie voie

La Voie doit être vraie, c’est à dire ne pas être une méthode de complaisance. Il y a de nombreux enseignants qui réclament de hauts grades, niveaux … ceci sans aucune justification, pour des raisons commerciales ou pour flatter leur ego. Ceux qui n’ont pas de fidélité en cherchant la vraie voie deviennent les victimes de leurs illusions.

3. Cultive un esprit d’effort et de persévérance

Traditionnellement, les arts martiaux n’ont jamais été enseigné ou pratiqué simplement comme divertissement, ainsi la patience est nécessaire si l’étudiant veut éventuellement apprendre tous les aspects du karaté. Les répétitions des techniques de base, n’est pas un blocage à l’apprentissage, comme certains semblent le croire, mais il est aussi vrai qu’un tel entraînement n’est pas toujours très amusant. Un manque de persévérance signifie simplement que tout progrès s’arrêtera.

4. Agit toujours avec bonnes manières

En agissant avec de bonnes manières, nous n’aggraverons pas une mauvaise situation et pourrons en fait éviter une violence non nécessaire. Cependant, ceci ne doit pas être interprété comme de la faiblesse. Funakoshi rapporte un incident dans laquelle il avait involontairement donné un croc en jambe à un fugitif qui avait fini sa course dans la fosse d’aisance communale. En aidant la police locale a arrêter l’homme, il nous dit; « Je sentais un profond sentiment de pitié pour lui, jusqu’à ce que les officiers me disent que c’était un évadé condamné avec un long passé criminel, et qu’il avait été condamné pour vol, et enlèvement. Alors mon sentiment de pitié s’évanouit ».

5. Retient le comportement violent et incontrôlé

Ceci semble être le dernier paradoxe du karaté, mais ici nous avons l’essence de la moralité des arts martiaux. La force doit être employé à des fin moralement correctes, comme l’ auto défense ou la protection d’un innocent. Dans ce sens, les actions des moines de Shaolin en développant des méthodes de combat pour protéger leur temple ou lutter contre les bandits étaient moralement acceptables. Dans la même idée, vous protéger contre un voyou qui a instauré la violence n’est pas un acte répréhensible. Oyama, le Maître de karaté Kyokushinkai nous raconte un incident dans sa vie au cours duquel il avait été obligé de tuer pour se protéger : « Mais le préjudice que j’avais causé me poussa presque à abandonner le karaté à jamais. J’avais été attaqué par un bandit portant un couteau et je le frappais avec un ryutoken (dragonhead fist) sur la lèvre supérieure. Il mourut, laissant derrière lui une femme et un enfant. Je n’étais coupable de rien de criminel puisque je m’étais simplement défendu, mais j’étais profondément affligé que le karaté, que je n’avais jamais voulu utiliser sur quelqu’un à tort, avait amené la mort. J’avais des cauchemars de remords devant le destin de la famille de l’homme décédé. Finalement, je suis allé dans une ferme du district de Kanto où je travaillais avec cinq fois plus de force et d’enthousiasme qu’un ouvrier normal pour gagner de l’argent pour aider la veuve et son enfant. » Le dojo kun montre le chemin vers le but ultime de l’entraînement, qui est la maîtrise de soi. Finalement, la technique n’a que peu d’importance, c’est l’esprit individuel qui doit être éduqué et discipliné. En suivant sérieusement les techniques inhérentes à ces apparemment simples principes, l’étudiant peut commencer à faire des progrès vers la Voie des arts martiaux.